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Ce week-end a été un moment marquant de ce début d’année, nous sommes revenus de notre périple avec le plein d'images, de souvenirs, d'émotions, de joie, de rires et pas de larmes (enfin je crois).
Je vais donc vous faire un descriptif chronologique du périple, mais tout d'abord je précise que comme le disait Patrick: il y a eu des surprises... VENDREDI Rendez-vous le vendredi matin à 6h00 à l'aéroport pour l'embarquement. Enfin sauf pour les athlètes élites c'est à dire la famille Poilblan qui part un peu plus tard et dans un avion plus confortable (et après ça critique les changements de pronostique au dernier moment scandaleux).
Pour nous à 6h00 la première découverte c'est que Daniel ne s’affole jamais, mais il est toujours à la bourre (à prendre en compte pour arriver à l'heure au départ de la course).
On décolle quand même à l'heure prévue à bord d'un Ambraer pour un vol de 35 minutes vers Marseille. Au décollage vue magnifique sur Toulouse, Garonne, stadium etc... et un peu plus tard vue splendide sur les Pyrénées enneigées à notre droite.
Vol sans encombre et arrivée a Marseille (survol de l'étang de Berre à Marignane) pour une escale d'environ 1h30. Pas trop de monde et une célébrité, M. Gaudin le maire de Marseille. Seul d'ailleurs, pas de garde du corps ni de secrétaire particulier. Bizarre... (il va à Rome lui aussi).
Pour Marseille-Rome c'est un ATR72, personnellement je ne le conseille à personne. Quel boucan ! Résultat pour moi un bon mal de tête à l'arrivée.
A Rome: temps couvert et 10°C. Ca sent la pluie (c'est bon ça Forza Breitzh !!).
Bon maintenant faut aller à l'hôtel... Tout d'abord 30mn de rail, puis 10mn de tram et nous voilà dans le quartier Trastevere. Direction l'hôtel et affectation des chambres par couple. Tout le monde se trouve dans le bâtiment principal excepté Dédé et moi qui sommes affectés au bâtiment annexe qui jouxte l'hôtel. Honteux !!!!!!! On se sent des parias, tout est fait pour nous déstabiliser. On décolle pour manger, il doit être autour de 14h.
Pizzeria sympathique avec le serveur qui parle bien français et surtout un car de norvégiennes chouettes ! (moyenne d'âge 70 ans pas de bol ça sent la poisse à plein nez). Bilan des courses : bien. Si ce n'est un verre cassé (par le serveur) quelques erreurs de commande et des pâtes un peu trop salées de l'avis général.
Ah j'oubliais: Dédé c'est pris une petite binouze... Choix tactique déterminant . A voir pour dimanche...
Etape suivante direction le palais des congrès pour récupérer les dossards.
Il fait sombre, la ville et les façades semblent tristes, avec le soleil ce sera beaucoup mieux demain. Enfin, le centre ville est assez sale; pas trop autour des sites touristiques mais ailleurs c'est tout tagué (métro bâtiments etc.).
On doit reprendre le rail, normalement le tram n°3 doit nous emmener au métro. Enfin en théorie... malheureusement je crois qu'ils ont du le supprimer au bout d'une heure d'attente sous une pluie bretonne fine et agréable. On se décide à trouver un bus (le 3 bizarre) qui nous emmène à l'endroit souhaité. Le bus en Italie ça fait un peu la même impression que se retrouver à l'intérieur d'une machine à laver (surtout bien s'arrimer sinon c'est l'éjection).
Nous arrivons quand même à la pyramide Cesta entiers. Ce sera le km 34-35 pour dimanche.
On saute dans le métro, puis après 15 mn de marche voila le palais des congrès (toujours de la pluie).
Récupération des dossards et du passe pour les transports en commun, puis visite du village partenaires. Tous les marathons italiens doivent être là ainsi que la majorité des équipementiers, plus un stand du marathon de Rome qui projette un résumé de la course (sous le soleil) qui donne envie. Quelques autres stands dont celui de la smart qui doit être un grand succès à Rome, idéal pour se garer, mais aussi un charmant petit stand de la radio RTL2, les connaisseurs en musique s'en souviennent encore ! Petites photos devant le palais des congrès et on décolle vers le métro pour aller jeter un coup d'oeil au colysée by night (et oui vu que Rome est plus à l'est, dès 18h00 il fait presque nuit).
Le Colysée est magnifique mais il sera encore plus beau le lendemain sous le soleil. Aller-retour vers l’hôtel avant de partir pour le restaurant déjà réservé.
On arrive juste un peu après l'heure prévu et apparemment ça stresse le patron. Bon, on s'installe dans une petite salle sympa, et ma foi agréable. On commande, mais on sent déjà le patron pas trop sympathique, limite méprisant et désagréable. Il essaye même de nous refiler sa bouteille de pinard (y a même pas le prix méfiance). Par contre la bouffe est très bonne et super bien présentée, mais il vaut mieux venir avec sa gourde et sa baguette car l'eau et le pain ça se paye plus 10% pour le service, 1,50 € pour le pain par personne (un pain et demi).
Sur ce, il est près de 22h00 et on decide donc de rentrer se coucher (un peu de fatigue après s'être levé à 5h00). Demain ce sera la journée du circuit touristique. Pourvu qu’il ne pleuve pas. SAMEDI Et voilà la journée de samedi...
On se réveille sous un soleil radieux et presque pas un nuage, nickel.
Petit déjeuner à 7h30 ouais enfin qu'ils disent... Il faut m'excuser je suis maniaco dépressif sur l'heure (j’ai eu du mal déjà à m'acclimater au 1/4 d'heure toulousain) on doit être plus speed dans le nord. A 7h45-50 j'ai enfin droit à un semblant de café et je parle pas des croissants, ils sont gras et pas très bons à mon goût, le jus d'orange ça va. Tout le monde arrive petit à petit, Claude est fatigué par sa nuit. il était avec Philippe ??!!!.........
Dédé et moi en attendant 9h00 partons en expédition pour repérer l'église qui surplombe le quartier. Petit réveil musculaire ça grimpe un petit peu.
Tout d'abord on débouche sur l'ambassade d'Espagne magnifique bâtiment et déjà une vue magnifique sur la partie sud de Rome on aperçoit le Colysée, on surplombe la ville. On grimpe un peu et on découvre une magnifique fontaine du 18ème qui n'a pas grand chose à envier à la fontaine de Trévi, puis on redescend.
Tout le monde est prêt à 9h et on décolle à pinces vers le Tibre et surtout la seule île de Rome. Petites photos c'est magnifique sous le soleil. On flâne et on arrive sur une place. On décide de prendre le bus pour s'approcher de la place de Vénécie, et en attendant Pierre se fait agresser par un vendeur: pas trop polis et commerçants les ritals. On s'en fout comme dirait Patrick, ils doivent encore avoir en travers de la gorge la finale de l'euro 2000...
On choppe le bus 2 arrêts et il nous dépose.... En contre bas le théâtre de Marcellus et au dessus le palais de Victor Emmanuel, on prend des escaliers pour monter vers le Campodiligio (la mairie en italien le capitole romain) grandiose !!! Une place magnifique avec ses façades, ses statues gigantesques et sa fontaine, dessinée au départ par Michel ange, même si des retouches ont été faites après.
On mitraille de photos la place. Mention spéciale à Philippe qui prend une photo magnifique d'un endroit interdit au nez et à la barbe de la police italienne (comme quoi ça sert d'avoir été un jeune délinquant).
On se glisse à droite derrière la mairie et là, vue splendide sur le foro romano et le Colysée en arrière plan (lieu de départ pour dimanche). Ca remitraille. Puis on redescend par une petite ruelle vers la via fori imperiali, seule grande et large artère de Rome ou s'élancera la course de dimanche. Toujours le palais Victor Emmanuel, on remonte l'avenue vers le Colysée, à droite toujours le foro romano et à gauche d'autres forums construits sur l'ordre de différents empereurs (forum = marché). On mitraille le colysée mais aussi l'arche de Constantin. Tous ces lieux sont bondés de monde, ça le sera toute la journée.
Pour nous économiser, on reprend le bus derrière le Colysée pour rejoindre la fontaine de Trévi. On repasse devant le palais Victor Emmanuel; arrêt du bus et 200m de marche pour la fontaine de Trévi.
Bouh... c'est bondé de monde on réussit à prendre des photos et à perdre Myriam et Karin. On les retrouve à midi passé et on part se dégotter un petit resto et faire une halte pipi.
Petite pizzeria, c'est sympa, plus un petit dessert tiramisu pour moi excellent.
Sur les coups de 14 h on décolle vers la place d'Espagne, ses escaliers et l'église Trinita DEL Monti qui la surplombe. C'est d'habitude magnifique mais les travaux et les échafaudages gâchent un peu le décor. On continue à pied vers la place du peuple en travers puis par la via del corse.
Personnellement, je la trouve plus quelconque, grande, mais pas extraordinaire et l'obélisque est caché. On jouxte la villa del Borghese, dans ce coin là pas trop de bus on est obligé de marcher et de traverser le Tibre.
Un petit peu après on trouve une ligne de bus, le 81, pour nous emmener au Vatican, malheureusement elle n’est pas trop fréquentée et au bout d'1/2 heure d'attente on décide de continuer à pied. Un peu plus loin certains entrent dans un magasin pour des achats, évidemment qu'est ce qui passe ? Le bus 81, normal ! On en récupère un, un peu plus tard et nous voila au Vatican.
On marche et on arrive par le côté, sous les colonnes de la place st pierre. C'est magnifique et gigantesque, les appartements du pape, la basilique, les fontaines, l'obélisque. Les troupes fatiguent, il est 16h et Karin et Myriam rentrent.
Patrick veut prendre en photos les gardes suisses et moi le château des anges. On continue donc pour remplir ces missions. Le pont et le château des anges: magnifiques. Il est 17h on rentre par le tram n°8.
Jusqu'à 19 heures repos à l'hôtel. Douche et sieste les pieds en l'air comme Thuram pour éliminer les toxines dans les jambes (confère les yeux dans les bleus coupe du monde 98). Et oui y a marathon demain matin.
19 heures resto plus convivial et populaire qu'hier soir, pâtes à la carbonara pour la majorité, petite bière pour certains et dessert à volonté. Pas terrible leur profiterole et leur tiramisu.
Et hop au lit après avoir avancer les montres d'une heure. DIMANCHE Petit déjeunerà 7 heures et décollage 7h45 pour être sur la ligne de départ avant 9h. Départ 9h15
Pas d'accrocs, rencontre avec des basques espagnols dans le tram. On se donne rendez-vous devant la bouteille géante de gatorade pour l'arrivée puis on file déposer les sacs dans les bus. On se retrouve tous, bien que certains traînent pour faire une dernière pose pipi, et hop on le départ de la course après un dernier encouragement.
Pour la course je vais vous raconter la mienne...
D'abord juste avant le départ la musique, plus le type au micro me file la chaire de poule (pourtant je ne comprends pas un mot d'italien mais alors qu'est ce qu'il gueule), j'en garderais un très bon souvenir. 9h15 les fauves sont lâchés, personnellement je mets 6 secondes à passer la ligne.
Sur les 2 premiers kilomètres je suis un peu géné surtout au 500m puisqu'il y a un petit rétrécissement où je perds 40 secondes sur mon plan de marche.
on descend la via fori imperiali et on longe le foro romano, le palais Victor Emmanuel, et le théâtre Marcellus. Le circo Massimo... Ces premiers km sont comme une grande majorité du parcours des pavés très lisses mais bien joints, on peut avoir une foulée presque normale mais moins efficace et un peu plus usante que sur du bitume je pense.
Au bout de 3-4 km on se retrouve le long du Tibre. Personnellement les sensations sont très moyennes, je suis tout juste à 4mn au km et les jambes sont engourdies. Devant l'île du Tibre nos supportrices sont là et nous encouragent. On file, on passe devant le château des anges, au km 8 on enjambe le Tibre et au km 9 on est à la place st Pierre. On s'aperçoit déjà que le parcours n'est pas plat du tout, pas de grosses difficultés, mais des petits faux plats montants et descendants, et en plus beaucoup de virages. Au km 10 en 40'20 je suis dans les temps, 50 mètres derrière un petit groupe de 10 que je ne cherche pas à rattraper.
Les ravitos sont bien tous les 5 km avec des épongeages intercalées, seules manquent les petites bouteilles annoncées, ce sont les traditionnels gobelets.
Vers le 15 km on passe devant les installations olympiques, puis au km 17 passage pas très agréable sur une sorte de bretelle de rocade, heureusement ça ne dure pas trop longtemps.
Et là je double un kenyan... Chouette je suis en pleine bourre ! Ah mince il a déjà abandonné.
Au km 20 et au semi (1h25) je suis juste dans mes temps, des sensations moyennes: moins bien qu'a Caussade... je sais déjà que mon objectif est raté, mais bon à voir ce que mes jambes vont faire, je peux toujours accrocher mon record perso. A ce moment là je suis bien. C'est du bitume et jusqu'au km 25 je me sens encore fort et je reste toujours à porté de fusil de mon groupe.
On retourne vers la vielle ville de Rome, les pavés vont revenir et là, ils seront plus difficiles parce qu'en plus en mauvais état, idéal quand on commence à fatiguer !!!
Au km 27 un passage magnifique que j'ai bien apprécié sur la belle place Navona (façade fontaine et obélisque) où nos supportrices sont encore là pour nous encourager. A la suite, on zigzague dans pas mal de petites rues, on repasse près de la place de Vénécie et on remonte vers la place du peuple. Au km 30 j'ai 3 mn de retard, ça commence à être chaud (pour le chrono et la température je sens que je vais avoir un bon bronzage marcel ce soir) et je commence à me faire doubler. Tout s'enchaîne assez vite place d'Espagne et fontaine de Trévi, ça tourne, le pavage n'est pas très bon voire difficile notamment à la sortie de fontaine de Trévi.
Au km 33-34 on repasse à la place de Vénécie comme au départ, et là avec la fatigue ça fait montagnes russes et les pavés sont pourris. J'ai déjà commencé à bien coincer et au passage au km 35, au niveau de la pyramide de Cesta, surtout qu'on aperçoit de l'autre côté de la route le km 40, je me dis que la galère commence. J'avance moins vite qu'une limace au galop et je me fais enrhumer sans arrêt. Là les kilomètres sont longs.... et il faut aller faire le tour de la place st Paolo.
Qu'il est est loin et qu'il est long ce tour. Allez, 1/2 tour. Je m'encourage " avance bourrique ".
Vers le km 38-39, alors que je frôle la vitesse du son, j'aperçois de l'autre côté Michel qui m'appelle, puis un peu derrière Dédé, puis Philippe, ils ont l'air mieux que moi.
Au 40ème km je suis un peu à l'agonie, je m'arrête au ravitaillement parce que j'ai trop mal aux jambes, je bois et je continue. Jusqu'a la fin j'alterne marche (beaucoup) et course (un tout petit peu).
On passe devant les thermes de Caracalla, chouette le colysée, la dernière montée je ne peux que marcher et la descente c'est pire. Sur les 200 derniers mètres je sprinte à 8-9 km/h et je casse sur la ligne 3h10'30"
Putoche c'est bon quand ça s'arrête... Je récupère la médaille, de l'eau... Fred et Véronique m'appellent et filment mes premières impressions avec commentaires. Puis je repars récupérer mon sac et je me pose au lieu de rendez-vous.
Michel arrive (3h12’58) et il me raconte ses déboires de puce électronique, c'est vrai que j'en ai vu plein qui jonchaient le sol. Derrière, aussitôt Philippe et Dédé presque la main dans la main en 3h16, puis viennent Daniel en 3h36 ainsi que Patrick et son exploit en 3h39. Myriam en 3h45 et Claude qui comme moi à galéreé en 3h52, Pierre en 4h16 puis Karin en 4h45.
Bravo à tous les arrivants sous ce soleil de plomb (dégueulasse: les bretons ont été désavantagés mais assument leur contre perf) sur ce parcours vallonné au pavés omniprésents, difficile de faire une performance.
Une fois tout le monde un peu reposé on refile à l'hôtel, sans se doucher, par le tram. On récupère les sacs puis une petite pause achat de sandwichs et on décolle vers 16h pour une fin d'embarquement prévu à 17h50 et un vol à 18h30. Tout d'abord le tram 8 sans encombre pour la gare, là bas on rate le train pour quelques minutes et on attend 30 mn le suivant pour l'aéroport. Ce contre temps est fâcheux on arrive à 17h30 à l'embarquement, le départ de l'avion a été avancé de 20 mn. On ne veut plus nous inscrire, le vol a été avancé, les enregistrements sont fermés.
S'en suit une baston, des palabres, finalement c'est bon. C'est le sprint, la course pour passer les contrôles et monter dans l'avion, nous arrivons bons derniers avec quelques autres mais finalement l'avion décolle à l'heure prévue au début: 18h30 et pas 18h10 ....et même avec un peu de retard.
Finalement vol sans encombre avec un survol entre Sardaigne et Corse? plus une vue des Pyrénées et de Toulouse. Et hop on débarque rouges comme des écrevisses, usés par le soleil romain.
Fin du périple. Suite au prochain numéro....
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