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Les Templiers PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrateur   
Lundi, 24 Novembre 2008 09:40

Voici un petit compte rendu sur l’édition 2007 de la grande course des Templiers.

Je vous propose dans le même registre de consulter 2 articles figurant sur ce site :

Tout d’abord un petit lien sur Internet :

Une petite vidéo superbe de 96 Mo à Télécharger (réalisée par l'organisation) http://webtv.runinlive.com/videos1.php4?v=60 en plus, j'y suis au bout de 3'30 environ on me voit gambader quelques secondes dans l'herbe (bonne qualité d'image)

Entrons dans le vif du sujet.

C’est donc ma 3ème excursion à Nant (2005 2006 et 2007) pour cette course.

Une édition qui s'annonçait boueuse et froide (qui ne le sera pas trop), environ 12°C sur le voyage du samedi.
Petite inquiétude en arrivant à la cavalerie vers 15h30 à 10 km de Nant, brouillard à couper au couteau 7°C mais à nant c'est dégagé grand soleil 13°C.

Les parkings n'ont pas changé de place, seul a été bougé le "village partenaires" transféré de l'autre côté du village (gigantesques tentes).
Récupération du dossard, passage au départ du "puma trail" mais trop de monde.
Je pars vers Millau... 16h30 même hôtel que l'an dernier.

Je peux m'installer tranquille dans la chambre et regarder Stade Français - Clermont, puis Metz - Nancy (c'est bien aussi le sport à la télé).
Repas 19h super tranquille, crudités pâtes et salade de fruit accompagné d'eau plate. Pas de soucis.

Changement d'heure, psychotage sur la tenue de combat (brouillard, vent, fraîcheur matinal mais 17°C annoncé dans l'après midi). Ce sera finalement tee-shirt manches courtes tout simple, boxer, plus les chaussures Lafuma qui font gagner et le Camel bag qui ne fuit pas.
En plus l'alimentation recommandée par les meilleurs éleveurs canins, un savant mélange de barres de céréales, emmental et saucisson.

Réveil 3h30, petit déjeuner de "sport déj" comme hab, enfilage de la tenue de combat plus une sur-couche en attendant le départ et c'est parti .
Sortie par l'issue de secours, il fait nuit noir et en voiture direction Nant.
En montant au-dessus de Millau on rentre dans un brouillard à couper au couteau, 50 km/h maxi et 3°C à l'extérieur.
Arrivée à Nant (6°C) 5h15 et un bon 3/4 d'heure à tuer, je sors de la voiture mais pas un poil de vent ça va.

Direction la ligne de départ.
Pas d'affluence, tout le monde s'installe tranquillement.
5h25 : la tension monte, animation au micro puis la petite musique d''ERA, les fumigènes et c'est parti mon kiki!


Je suis bien placé, je pars tranquille sur la route et me fais bien sûr doubler à fond.
Je profite de la luminosité des autres gardant ma frontale éteinte.


on nous a annoncé: 3300 inscrits (apparemment 2800 partants) mais le serpentin lumineux est toujours aussi impressionnant.
Sur la route tout se passe bien.


Je psychote juste un peu sur les bouchons à venir dans les sentiers, je trouve qu'il y a encore plus de monde devant moi que d'habitude.
Premier petit chemin (pas de bouchon) et enfin le fameux gros raidillon de 500 mètres
Nous voila sur le plateau.

J'allume la frontale car avec le brouillard qui nous accompagne, on voit ses bouts de pieds tout flou.
Bon j'y vais cool j'assure, je ne vais pas me péter une cheville d'entrée.
Vivement l'ancienne voie ferrée

Ca y est, nous y voila c'est cool, je déroule tranquille, facile et vite.
Je mange un petit bout de fromage et du bon saucisson.
Elle est pas belle la vie.

Le jour pointe son nez, on est entre brouillard et lumière mais ça y est, on approche de Sauclières.
Premier ravito.


Je fais le plein d'eau et je vérifie que mon Camel ne fuit pas.
Ca roule, je repars 1h31...

C'est à partir de là que le parcours change par rapport à 2006. On part sur la gauche par une piste pour éviter qu'il y ait des bouchons comme l'an dernier.
Je suis classé dans les 550 (y en a qui s'amuse à compter les traileurs - attention à ne pas s'endormir).
Petit sous bois, grimpette et tout petit bouchon.
Je suis avec Mr Werner Schwezer (très brillant V3, je le note sur mon CR 3ème dans sa catégorie au final).

L'ascension du St Guiral (avant de retrouver l'itinéraire de l'an dernier) ne se fait que sur des pistes peu pentus ou je cours tout le temps.
Puis une bonne descente ou j'envoie le pâté (presque aussi bon que le saucisson).

Puis on retrouve l'itinéraire classique avec ses petits raidillons à la marche forcée, puis l'ascension finale au milieu des gros blocs de pierre.
Tiens la l'an dernier j'avais déjà des crampes
Derrière nous la mer de nuages (brouillard).


Devant nous le beau temps, le terrain est gras mais c'est quand même pas les piscines ariégeoises du mois d'avril.
3h22 : je suis en haut du St Guiral.

C'est parti dans la descente, un petit peu de technique, puis piste forestière, et enfin la petite portion dans les alpages au-dessus de la route, toujours aussi sympa.


La route, le pont puis le raidillon dans le bois pour récupérer le GR vers Dourbies.


Identique à l'an dernier.
Il fait déjà bon et je ne regrette pas mon choix de tenue.
Après la croix, descente vers le village d'où on entend les bruits qui montent de la vallée.
Cette partie là est très grasse mais ça passe facile.
Nous voilà au pied de Dourbies.

La traditionnelle montée vers le ravitaillement au centre du village, les escaliers avec énormément de spectateurs, on passe à la queue leu leu.

Ravito rapide puisque je suis parti en autonomie de bouffe.
Juste un rapide plein d'eau et c'est reparti.
4h18 : 360ème.
Ma foi ça va bien, je me sens bien, prêt et motivé pour la crête du Suquet.
La 1ere année j'avais fait une petite défaillance, la 2eme j'étais perclu de crampes et cette année ça passe très bien (36' pour la montée).


Puis les traditionnelles relances en sous bois avec une petite montée avant d'attaquer la vraie descente.
Je suis bien, je rattrape rapidement le groupe qui me précède mais je reste sagement derrière.
Puis un peu lassé, je tente de passer alors qu'il n'y a pas trop de places.
1er dépassement, j'en double 2 d'un coup.
2ème coup, un seul.
3ème, j'y vais un peu plus fort, j'en double 3 et je me tords la cheville.
Calmé le garçon il va rester derrière presque jusqu'a la fin.
Ca lui apprendra...
Pour récupérer un peu ses cuisses mais surtout sa patte folle.

J'aime bien les lacets de la fin de la descente, je repars alors à l'attaque et me voilà sur la route.
je déroule tranquille, je suis en terre connue (depuis le St Guiral le parcours est pratiquement inchangé).

Voila le village de Trêves, son pont, ses spectateurs et son ravito.
Chouette !
Juste quelques voitures nous pourrissent l'après midi en roulant au pas.
Toujours petit ravito très rapide, je picore juste un panaché de pâtes de fruit, une verte, une jaune et une rouge.
Le plein du Camel bag et je repars.
5h41 : (finalement j'ai fait un temps moyen sur cette portion - un peu déçu) 331ème.

Je repars, tout va bien, la pêche.


Je trottine même un petit peu dans la montée.
Les jambes sont encore bonnes (par rapport à mon temps Référence de 2005 j'ai 6 mn d'avance), la montée se passe bien, je vais faire la différence sur le plateau.

Malgré une bonne petite chaleur pour la saison (17°C), j'assure bien sur le plateau (ce n’est pas moi en photos c’est le gagnant de cette édition 2007).


J'ai un très bon moral (ça compte).

Déjà on arrive vers St Sulpice, dernier ravito et sa fameuse descente parsemée de cordes.
Petit coup de mou (au mauvais moment), je mange en espérant que ça revienne.
Je descends tranquille avec les cordes, ça patine mais j'ai des souvenirs plus délicats de 2005 (j'étais tombé 3 fois), là ça va.
Par contre la portion de cordes est toujours aussi longue.

Fin de la descente puis remontée vers le pont.


Arrivée sur le pont, on quitte de suite la route pour une montée bien raide, droit dans la pente pour continuer à flanc de colline vers le dernier ravito.
Panneau 54,5 km.
Un bénévole nous annonce la dernière portion à 13 km (la fameuse partie du parcours qui aurait beaucoup changé).

Je refais le plein d'eau, puis re petites pâtes de fruit et je repars.
7h12 : (15' d'avance par rapport au temps 2005) j'ai bien assuré sur le plateau, j'ai la pêche.
Pas de 8h30 quand même mais pourquoi pas moins de 8h45?

C'est parti pour l'instant sur la piste forestière.
Je trottine bien et je double. J'ai encore de la force dans les jambes.
C'est bon tout ça, vas-y bonhomme t'es le meilleur !
Ne nous enflammons pas et attendons le fameux dessert.
Tiens le voilà !
Au lieu de partir vers la droite au plus prêt de cantobre, on part sur la gauche sur de la piste toujours.
Trop facile ce détour, si c'est ça tout le long je vais tout casser.
En face un signaleur.
Quoi ??
On ne peut pas continuer sur la piste.
Non c'est à gauche sur le chemin.
Ou ça le chemin ?
Moi je vois qu'une trace pour cabris.
Ca se mérite les Templiers qu'il dit le gars.
Montée bien raide, 100m de dénivelé d'un coup avec des marches très hautes au milieu de la végétation.
On s'accroche aux arbres, là ça souffle dans les rangs et ça fanfaronne beaucoup moins.

2-3 km vont se succéder avec des montées bien raides entrecoupées de quelques portions ou j'arrive à courir.


Là on ramasse les morts, y en a pas mal à l'arrêt bien scotchés, par contre le paysage est magnifique.

Enfin on retrouve un pays connu, le haut de la montée sur monotrace forestier après le lit de la rivière asséchée.
Je fais toute la montée en trottinant comme un bulldozer.
Allez ! allez ! j'ai perdu beaucoup de temps.
Pas de 8h45, peut être moins de 9h.
A fond les manivelles...
A putoche la piste, c'est vrai c'est pas encore la descente.
Je suis foutu, je suis trop court, j'entends pas encore les bruits qui montent de Nant.

Ca y est, je les entends !
8h46 : mince en 2005 j'étais passé en 8h40.
C'est pas vrai !
Hue bourrique !!!
Début de la descente, c'est un peu glissant avec les traditionnelles racines.
J'envoie le gaz, poussez vous j'ai plus de frein !
Je suis à flanc de colline, j'aperçois le village mais je regarde surtout mes pieds car y a des cordes et surtout parce que le chemin est défoncé.

Le muret... je tiens le bon bout !
Y a des cailloux de partout et un gars qui bouchonne.
Ca y est c'est mort.
Ouiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!!!!!!!
La partie roulante.


La remontée sur le pont (tiens j'ai mal aux jambes), descente sur la route puis remontée bien raide.
Crampounette alors je marche, je repars et ça y est c'est la ligne !!


Je suis vidé, j'ai sauté un dernier ravito dans la descente pour bourriner et maintenant je paye l'addition.
Je mange les tartines de roquefort par 2 c'est meilleur.
Une chaise, s'asseoir manger et récupérer.

Au final j'ai l'impression d'avoir réaliser la meilleure de mes 3 éditions même si le temps est moins bon qu'en 2005.
J'ai trouvé le parcours plus costaud (surtout le final).
Le premier ayant quand même fait un temps canon de 6h10.

Les GPS annoncent entre 69 et 70 km (possible) mais surtout le dénivelé me semble plus important (3200m+/- pour mon alti)


Enfin l'essentiel c'est le plaisir pris et de repartir sans aucun à regret.

à 2008 peut être…

PS: L'édition 2008 des Templiers aura lieu les 25 et 26 octobre, soit le début des vacances scolaires de la Toussaint.

Le programme de cette édition sera étoffé avec la création d'une distance courte pour la Templière (6 km et 11 km) et du Marathon des Causses qui aura lieu le samedi 25. Le parcours sera proche de celui de la Puma Trail avec en plus un passage à St Sulpice et tout le final des Templiers. L'épreuve aura lieu le samedi en tout début d'après midi sur une distance proche des 40 km.

Le parcours des Templiers sera sans doute remodelé. Non pas pour l'assagir mais pour trouver des solutions quant aux potentiels bouchons. Mais le nombre de coureurs présents sur la ligne de départ sera stabilisé à 2500 coureurs.
La descente du St Guiral sera légèrement changée pour tirer un cap sur La Rouvière.
La traversée de la forêt après Sauclières sera également remaniée. Les exploitants de cette forêt ont déjà donné leur accord pour utiliser les chemins de nos choix.

Mis à jour le Lundi, 23 Février 2009 16:51