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Ce premier week-end estival de juin 2008 est l’occasion d’un périple touristique entre Lozère et Aveyron sur le plateau de l'Aubrac. L'Aubrac si situe à cheval sur trois départements (Cantal, Aveyron, Lozère) et sur trois régions (Auvergne, Midi Pyrénées, Languedoc Roussillon). "Aubrac" vient de "alto braco" qui signifie "haut lieu". Jusqu'aux alentours de l'an 1000, l'Aubrac était couvert de forêts de hêtres et de sapins qui abritaient des brigands qui détroussaient les pèlerins. Pas bien ! Le plateau de l'Aubrac n'est pas très étendu, il a une superficie de 40 km sur 20 km (911 km² exactement), coincé entre la vallée de la Truyère au Nord et la vallée du Lot au Sud. Ses contreforts côté Sud sont très pentus. Son altitude varie de 1000 à 1400 mètres avec une pointe à 1469 mètres au Signal de Mailhebiau. L'Aubrac jouit d'un climat typiquement montagnard avec des hivers longs et rigoureux, chaque hiver le haut plateau couvert d'une épaisse couche de neige et balayé par la tourmente. Dès le printemps la nature explose les fleurs envahissent le coin, la flore y est exceptionnelle on recense plus de 1000 espèces de fleurs dont la majorité sont des jonquilles dont certaines sont collectées et envoyées pour les parfumeries de Grasse. Certaines autres espèces sont très rares, presque endémiques, on y trouve même une variété de plante carnivore : les droséras. C'est un pays de silence et de désolation pour les amoureux de grande solitude. L'Aubrac est recouvert de coulées basaltiques dont l'épaisseur peut atteindre par endroits 300 mètres d'épaisseur. On peut partager le plateau de l'Aubrac en deux parties : l'Aubrac ouvert et l'Aubrac boisé. Aubrac ouvert c'est l'endroit du plateau le plus élevé, on y trouve des grands espaces, des dômes arrondis recouverts d'herbes, avec sur le sommet de nombre d'entre eux des rochers ou cailloux isolés comme à Las Rajas. La rivière Le Bès qui prend sa source vers le Signal de Mailhebiau et traverse le plateau. On dénombre environ 250 cerfs qu'on a réintroduit dans les années 50, on a de bonnes chances d'en croiser dans les endroits boisés. Aubrac boisé fait quant à lui la transition avec le plateau de la Margeride plus à l'Est. La limite avec l'Aubrac ouvert est franche : on passe d'un coup des grandes steppes herbeuses dépourvues d'arbres à des zones où les forêts dominent. Plusieurs heures de départ pour les navettes pour ce samedi 21 juin.
À 9h Mr et Me Augusseau accompagnés du feu follet Gilles prennent leur envol. À 14, Christine, Évelyne et leurs chevaliers servants Max et Pierre V.
Enfin à 11h le gros (juste un peu enveloppé comme dirait Obélix) de la troupe décolle. Première voiture avec Gérard, Patrick, Daniel et moi-même (discussion sportive autour de l'équipe) et la seconde voiture avec Philippe, Claudine, Serge et Cathou.
Notre but est de récupérer Pierre et Sylvie à l'heure du pique nique. Le lieu de rendez vous est Baraqueville (les Aveyronnais ont de l'imagination pour les noms), juste avant Rodez.
Voyage sans encombre via Albi, et arrivé à Baraqueville un auto stoppeur nous attend au bord de la route. Stop !
On en profite pour me souhaiter ma fête tout en me demandant mon âge ? Aucun rapport normalement sauf coïncidence : Comme un de mes voisins qui s'appelle Noël et qui est né le jour de noël. La poisse pour les cadeaux !! Enfin rien a voir, revenons à nos moutons...
Notre gentil géo pierre nous a prévu un magnifique pique nique au bord d'un petit lac non moins splendide. Nous nous posons gaiement à l'ombre. Profitant des premiers rayons de soleil, quelques pontons pour les baigneurs...
Daniel dit « oeil de lynx » a même repéré une charmante baigneuse en string léopard sur la plage opposée. Son côté animal qui ressort... Je lui signale quand même que si elle rentre à l'eau, il nous faudra nous reculer du bord en prévision de la vague qui va se former (Ah la galanterie se perd !!!).
Le repas se passe merveilleusement, Pierre et Serge tentent de capturer le monstre du loch Ness (un énorme poisson qui nous nargue). Malgré leur courage, ce fut peine perdue. La tache était ardue. Certains firent quand même remarqué qu'en se tenant par la main à 5 mètres du bord et en reculant de 3 mètres a chaque bruit, la tache était impossible. Pour vous dire, on a failli regretter le fameux pêcheur (devant l'éternel ! petit coquin va) qu'est Claude.
Quoi dire de plus... Le son d'un pédalo fantôme nous a beaucoup interloqué. Patrick préparant ses cantiques pour le couvent.
La météo a été magnifique tout le week-end.
Nous reprenons notre route, à défaut de trou normand, Pierre nous propose la visite du trou de Bozouls. Quoique moins alcoolisé, il est aussi prétexte à certaines dérives... Quelques allusions grivoises troublent la quiétude du lieu. Chacun des mots prononcés doit être bien analysé avant d'être prononcé sous peine d'allusions à connotation... Érotique dans le meilleur des cas, c’est normal, c’est la fin du printemps, le début de l'été, les jupes volent, les hormones bouent, il est urgent de repartir.
Notre destination devrait permettre un retour au calme... Direction st Come d'Olt et le couvent de Malet, Pierre nous invite à plus de recueillement.
Il fait une chaleur de plomb, mais la demeure est tout a fait magnifique (déjà de l'extérieur).
À l'intérieur il y fait très frais, le bâtiment a été totalement réhabilité en 2004, mur en pierres apparentes, ascenseur dernier cri, petite cour intérieure magnifique et un escalier intérieur en bois tout à fait remarquable.  Les chambres sont de décoration simple mais très agréable, avec toilette, douche, lavabo. Les randonneurs de st jacques de Compostelle ne seront pas toujours gâtés comme ça.
Enfin nous reprenons la route vers Nasbinals pour récupérer les dossards. J’en profite pour chronométrer le temps de trajet pour demain matin. L’itinéraire est simple, c’est tout droit, montée d'un petit col, redescente, traversée du village Aubrac et traversée de la frontière entre Aveyron et Lozère.
Et nous voilà à Nasbinals.
Temps : 25 mn de trajet. Le type qui a trouvé notre hébergement a décidément pensé a tout.
Un aperçu des paysages de Aubrac s’impose.
Burons : Troupeau de vaches (attention au taureau) :
Gentianes : Forêts, ruisseaux, et quelques zones marécageuses vestiges de la météo de ces dernières semaines.
Nous allons donc sur la place du foirail pour récupérer son petit dossard, son petit cadeau pour les plus chanceux (surtout ceux qui ont payé les plus chers), un magnifique tee-shirt pour les coureurs de l'ultra.
Yves, sa femme et Gilles sont là (ne pas quitter gilles des yeux, l'anguille peut disparaître a tout instant). Impeccable on se retrouve.
Au moment de repartir (et oui le gosier de Sserge sèche très rapidement !!) il réclame sa boisson favorite !!
Nous croisons Laurence et ses 3 body guards !! (Un petit côté alerte à Malibu !! que de souvenirs émus !!!).
Pour les garçons : Et pour les filles : Sur ce, pour rompre avec la vilaine habitude de Pierre Verniol, qui en temps que président nous imposait sa petite biérotte, Serge nous propose le changement grâce à une petite mousse. La rupture est consommée (la bière est la prochaine sur la liste).
Après quelques petites hésitations, nous nous retrouvons tranquilles comme Baptiste sur une petite terrasse ombragée dans le village Aubrac. C’est beaucoup plus calme que Nasbinals.
Le temps nous est compté. 19h15 le repas est servi par les soeurs. C’est donc reparti... Nous retrouvons les membres de la dernière voiture, les filles, Pierre et Max.
C’est déjà l'heure du repas, nous prenons la file (en tout bien tout honneur bien sur). En entrée un excellent potage ! Puis poulet et pâtes pour les sportifs, et petit dessert pour finir.
Une grande table pour nous tous. Quoi regretter que la chorale macadam n'est pas pu s'exprimer en cette fête de la musique, nous imaginions bien que le répertoire de Daniel ne serait pas forcément appréciez par les soeurs, ce n'est que le curé de camaret mes soeurs !! Un peu de tolérance pour Daniel. Nous avions espoir en Patrick qui avait fort bien révisé. Grosse désillusion !!!
Heureusement une petite histoire que Philippe a raconté à Serge à propos d'un président d'association de réputation respectable (la rumeur est tout autre)... "C’est l'histoire d'un petit Pierre qui après le repas veut du rab de pâtes, il invite ses petits copains à se joindre à lui. La cuisinière est jeune et charmante. "Je prendrai bien une de vos cuisses (de poulet)" lui dit il lubriquement "Avec quelques pâtes ?" lui dit elle innocemment. "Bien sur répondit-il". Ses camarades plus timides se contentent des pâtes. Sur ce la soeur arrive... "C’est bien manger prenez des forces" dit elle. Se retournant vers les petits camarades de Pierre, elle leur dit : "Vous n'avez pas pris les cuisses de la cuisinière ?" Alors dans un grand sourire le petit Pierre : "Moi je l'ai déjà prise". Tout est dit...
Pour ceux n'ayant pas correctement dépensé les calories ingurgitées, la petite promenade digestive autour du couvent fut la meilleure thérapie. Les plus courageux ont même veillé pour regarder le match de l’Euro à la télé. C’est l'heure d'aller au lit. Pour Daniel et moi le réveil est prévu à 2h30, pas facile de trouver le sommeil.
La nuit a été courte, surtout que Daniel est somnambule, il se lève à 1h du matin pour passer des coups de fil. Plaisanterie à part, le réveil sonne avant qu'on ait vraiment pu dormir.
Il faut se dépêcher un petit peu, s’habiller, descendre dans la discrétion. Apparemment on n’est pas au point... Pourtant on y a mis de la bonne volonté. Ça me rappelle l'école, quand je me faisais réprimander parce que je "chuchotais" trop fort au fond de la classe.
On descend très vite, un petit café, et il faut déjà partir.
À 3h, nous sommes dans la voiture de Gérard, 1/2 heure de route tranquille. Le ciel est bien dégagé.
Nous arrivons à Nasbinals, il fait plus frais qu'a st Come, c’est nickel. Nous rejoignons la ligne de départ.  Petit à petit tout le monde arrive. Le stress monte un peu, même si les paupières sont à peine ouvertes.
Le compte a rebours des secondes commencent, les fumigènes et Top départ ! On nous lance la musique d'Era, et on part en trottinant.
Peloton de 700, mais on n'est pas trop gêné.
On sort du village, un peu de route et ça y est on attaque la piste. Daniel est juste devant moi mais il s'éloigne petit à petit (enfin je suppose).
On n'allume la lumière que de temps en temps. Le ciel est dégagé , la lune "brille de mille feux" et on distingue bien les formes.
On ne rallume que lorsque le parcours devient délicat. On est en plein alpage, on imagine les vaches, les burons .... En longeant un fil de fer barbelé, on rencontre nos premières flaques de boue. Quelques bouchons, quelques cris féminins déchirent la nuit: "ah j'ai sali mes chaussures". Ça me glace le sang.
Tout ça se passe tranquillement. Même trop... Je suis un peu bouchonné, j’aurais du partir un poil plus vite quand même.
Malgré l'obscurité j'arrive à reconnaître le parcours 2006. D’ailleurs je distingue les contours du village Aubrac. Contrairement à 2006 on l'évite et on bifurque sur la droite. Quelques bénévoles sont là lorsque l'on traverse la route, je me dis alors que l'on va bientôt voir le jour. À ce moment on s'engage dans une partie forestière, obligation de rallumer. Quelques passages gras , et nos premières traversées de ruisseau. Un coup on passe dans la boue, 100 mètres plus loin un cours d'eau et on peut alors nettoyer ses chaussures. C’est vraiment bien organisé.
On grimpe tranquillement dans la forêt... A la lisière de la forêt le jour est bien levé et on éteint définitivement les frontales (350 m+ de dénivelé positif). On traverse la chaussée, je reconnais à nouveau le parcours 2006 mais cette fois ci au lieu de monter de st Chély, on descend vers st Chély.
Une piste très facile dans un premier temps, je me remets alors dans mon rythme et je ne suis plus gêné, le peloton est alors étiré.
Bon 1h40mn, trop lent pour commencer, ça me change pour une fois.
La descente se corse un petit peu avec les premiers cailloux et quelques portions légèrement humides.
Je ne fais que doubler dans cette descente sans forcer. Un bouchon !! Pause pipi !!
Je reprends le groupe juste avant le retour sur la route et voila j'arrive à st Chély 2h15-2h20mn. Je ne suis pas trop en avance, Daniel est déjà reparti. Je fais le plein du Camel et c'est reparti, je suis facile, et je me dis qu'après m'être fait doubler pendant 1h30... Maintenant je vais commencer à remonter et c’est d'ailleurs vrai.
Tiens je reconnais à nouveau le parcours de 2006 par lequel on était arrivé à st Chély. Les bâtons de rando sont de sortie dans cette montée assez franche. Cling !! Cling !! Je préfère le silence. Bon ça va j'ai pas pris de coup de bâtons.
600 à 700m de dénivelé, un peu de boue, de l'eau et de la fraîcheur. La température est idéale, les gars aux bâtons me doublent au début mais je les reprends rapidement. Quelques relances dans une portion presque exclusivement à la marche.
Pas d'encombre, je me sens bien et surtout sur les parties planes et les descentes. Dans toutes les phases de transition, je relance plus vite que mes camarades.
Une jolie descente en forêt, des arbres, des feuilles, des troncs d'arbre, de la gadoue et des cailloux. Surtout un qui m'a bien .... !!!
Aie !!! La descente est un peu technique mais en marchant vite je suis mes camarades. De la piste, je reprends à trottiner, c'est un peu laborieux mais allez ça va passer, c'est dans la tête. La piste remonte, il y a un bon groupe devant moi, on a le soleil en pleine poire mais cela ne nous empêche pas d'apercevoir la jolie montée en deux temps vers Brameloup. Les pourcentages importants de la piste ne m’arrangent pas du tout, je monte un peu sur une jambe et je m'accroche à mon petit groupe. Le ravito à mi pente, y a du monde, je refais le plein, je bois un peu. et là j'entend au micro " pour les abandons la navette va partir dans 5 minutes"... Je revisse la casquette et c'est reparti 4h02 au chrono.
Des mares de boue, 2 filles devant (qu'est ce que ça papotte). Après une petite partie en faux plat et de la gadoue à plus quoi savoir en faire, on rattaque franchement dans les pistes. Fait ch.... de se traîner comme ça, j'ai l'impression d'être un peu handicapé.
On est rapidement au sommet, un semblant de relance en faux plat, une descente roulante, puis un toboggan en forêt. Je suis obligé de marcher, bof j'aurais été valide, je n’aurais pas été beaucoup plus brillant. Un superbe ruisseau à traverser en bas. Les filles papottent toujours, remarquez c'est bien ça me fait de la compagnie.
La descente continue en plusieurs paliers, on est toujours en forêt et il fait toujours relativement frais mais le terrain n’est pas facile (peut être à cause de mon handicap). Je suis beaucoup à la marche, je vais continuer jusqu'au prochain poste de secours et m'arrêter.
C'est long quand on en a marre. Sur les petites montées les filles me lâchent, mais en descente je les rattrape. Décidément elles ne se font pas à la boue, c'est bon pour la peau pourtant.
Le chemin est bien en dévers... et tiens ! un mur devant nous. Pas très long une centaine de mètres de dénivelé avec des encouragements inscrits sur les cailloux ou les arbres : courage !! bravo !! c'est presque fini !!
Les filles me doublent en parlant de leur prochaines vacances. Non ne t'énerve pas !!! reste calme !! Ca y est s'est terminé, plus c'est court plus c'est bon !! On aperçoit de jolis paysages. Une nouvelle portion de descente plus roulante, je me dis alors que ça fait un moment qu'on n'a pas vu un bénévole.
Bon la je me fais doubler, je me range pour ne pas gêner. Ah si !! je double un gars ! Lui aussi s'est abîmé la patte.
On remonte un hameau, chouette je vais pouvoir m'arrêter. Ah non il n'y a personne.
On repart sur un sentier à flanc de colline et pour la première fois je ressens la chaleur, même si c'est supportable. Une croix, la route, une ambulance... C'est bon pour moi.
Km 40 je crois, 6h00 qu'on est parti, je peux stopper.
Les secouristes sont content je suis leur 1er client, je gagne une tringle à rideau et un bazooka en carton. Dommage j'ai pas de place dans le sac.
Il ne me reste plus qu’à attendre la navette, je vais donc en profiter pour bronzer. Le peloton s'égraine tranquillement, des fatigués, des raleurs, des rigolos, des qui pappotent en groupe, des jeunes épuisés, des vieux en pleine forme, presque aussi joli que la transhumance (la vrai). Un 2ème abandon pour fracture du moral. Ca se comprend. Je ne désespère pas de remplir mon ambulance.
Et ça continue, le suivant se plaint d'une douleur à la poitrine à l'effort, ça c'est plus embêtant. Il va falloir rejoindre un médecin puisqu'il ne peut pas venir à nous. Entre temps un jeune homme qui vomit assez régulièrement nous rejoint. On décolle en ambulance, le jeune qui vomit, c'est être à l'arrière qu'il a pas aimé à moins que ce soit les virages. On le fait passer devant, c'est mieux pour nous aussi.
On arrive enfin, on est au km 54, ravito de l'ultra. On descend tranquillement, je reconnais certains coureurs que j'ai côtoyés. 7h20 de course a peu près et tiens voilà Daniel, je le laisse se ravitailler un peu, je vois qu'il prend son temps, je passe l'encourager et je lui dis que j'ai abandonné. Il est fatigué, mais j'essaye de positiver et je lui dis que même s'y il faiblit, il est sur les bases de 12h. Je le laisse tranquille, je suis convaincu qu'il va terminer. Aller... disons entre 12h et 12h30.
Je monte dans la navette pour Nasbinals, un peu secoué, nous revoilà sur la place du foirail. Je retrouve mes petits camarades, d'abord Philippe qui vient brillamment de terminer le marathon en 5h07 main dans la main avec le premier du 85 km. Ensuite tous les athlètes "du Capucin" avec notre athlète élite: Gérard. Bien qu'en méforme, il nous gratifie d'une place de 3ème et donc un podium avec un laguiole en prime. Chapi chapo !!!
Rapidement tous les bourrins (ou étalons) du marathon des burons sont de retour aux écuries, tous vivants et entiers, mais pas toujours frais. C'est beau le sport.
Ensuite c'est le bain dans un des nombreux lavoirs de Nasbinals, pas collectif, je tiens à le signaler. Je crois que la gente féminine présente à Nasbinals à du apprécier le spectacle.
Certaines d'ailleurs font semblant de lire à l'ombre près du lavoir, mais nous ne sommes pas dupes. Après le bain c'est l'heure du départ pour la première voiture. Une dernière biérotte (c’est pas dans le dico) pour Pierre et c'est le retour pour les filles, Pierre et Max.
Pour les autres c'est repas sous les tentes avant un départ vers 15h30.
Sur ce, Gérard et moi-même allons nous poster pour accueillir LE guerrier. Petite marche vers la place, le premier observatoire est jugé un peu trop ensoleillé alors nous optons pour le troquet. La terrasse étant surchargée, c'est l'intérieur qui nous accueillera. Petite boisson et champ de vision restreint mais acceptable, nous attendons.
Malgré mon pronostique, voire plus haut, de 12h 12h30, la barrière des 12h est attendue avec anxiété et c'est une féminine qui la franchit en dernier. La tension retombe et badaboum balou déboule ventre à terre quelques instants plus tard. Une rasade et nous sortons l'accueillir. Il fume d'un peu partout mais je crois qu'il est comblé. 16h et des poussières.
Le temps d'un ravitaillement léger, de piquer une petite tête dans la lavoir sous les yeux médusés des sirènes (après un 85 km c'est normal de délirer) et hop en route pour Colomiers.
C'est beau d'être jeune et en pleine santé. Retour sous la chaleur toulousaine vers 20h. Adieu les jolis paysages. Cadeau pour la fin... Ces fleurs sont des Mauves alcées et sont très fréquentes sur le plateau, on les trouves en longues nappes. Agitées dans l'eau, les fleurs séchées donnent l'eau de mauve, dont le colorant est un indicateur d'acidité (l'eau sera rouge en milieu acide et verte en milieu basique). Elles fleurissent de juin à septembre normalement. On en trouve jusqu'à 2000 mètres.
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