course nature

Partenaires Course Nature

Identification



qui est là ?

Nous avons 3 invités en ligne
Week end trail à ROSCOFF PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Davrinche   
Mardi, 01 Juin 2010 15:19
Je suis dans le TGV qui me ramène de Morlaix vers Paris et j'en profite pour rédiger un petit CR....

Week End Trail = WET, mais wet en anglais ça veut aussi dire « humide », donc il ne faut pas s'étonner si ce samedi nous sommes accueilli par le crachin local. Il y a bien le vent qui chasse les nuages, mais c'est pour en ramener d'autres dans les minutes qui suivent .


13h00 Départ du prologue sur la passerelle d'embarquement pour l'ile de Batz, histoire de donner un air de pont de Verrazano !

Marée basse = pas de bateaux à quai, virage à gauche au bout de la passerelle, 50 mètres à faire sur un quai et descente DANS le port. OK, on a déjà les pompes trempées !

Le parcours qui débute Roscoff intra muros se fera essentiellement dans et sur le port. Et je remonte sur un quai, et je redescend dans la calle suivante, c'est mou, c'est plein d'eau....Une fois cet amuse gueule avalé on tire plein ouest..... Ah oui, le vent d'ouest bien sûr ! environ 50km/h et nous l'aurons globalement dans le nez pendant 15 bornes. Vent permanent, au sol alternance sable, cailloux, goémon ....parfois un peu de rochers avec du varech. Et si on sort d'une plage pour prendre une sente dunaire c'est pour mieux redescendre sur la plage suivante....la bonne recette pour vous casser les jambes quand vous ne disposez pas d'un dénivelé conséquent.

On finit quand même par arriver au camping qui nous héberge. Les 18 kms annoncés sont bien là suivant mon GPS et je les boucle en 1h45'30''

Spécial Philippe = je suis 4ème V3 ; comme je le disais c'est déjà pas si mal....les 2 premiers de la catégorie sont hors de portée, le 3ème a 5'30'' d'avance

Seule ombre au tableau, un point de contracture est venu très tôt dans cette étape, je suppose qu'il est dû à l'attente dans le froid avant le coup de pistolet du starter.

Ce soir la météo va plomber l'ambiance du repas et du Fest Noz qui va avec. Je passe donc mon temps en étirements et hydratation.

22h30' nous avons attendu dans le froid que la nuit vienne pour le départ d'une vraie nocturne ; le vent ne s'est pas calmé, la pluie non plus et elle nous accompagnera tout au long du chemin. Et re sable tournant parfois à la vase (il m'arrive d'avoir l'impression de courir sur le fesh fesh rencontré en Tunisie). Les chaussures sont toujours trempées et lourdes, on ne sort des plages que pour emprunter un monotrace dunaire ou il est impossible de doubler car il est très creusé en son centre...pour dépasser faut donc pousser dans les parties sableuses ; ma cuisse qui a eu bien de la peine à démarrer n'apprécie que moyennement ce type de sollicitation.

58' minutes plus tard je suis de retour au camping, les 11 bornes annoncées font un petit 10 à mon GPS. J'avais choisi de courir bras et jambes couverts, et si la cuisse a apprécier, pour le haut j'ai eu bien trop chaud.

Spécial Philippe = je termine la nocturne à la 3ème place en V3, et j'ai repris 3'19 au concurrent qui me précède. On verra demain qui a le mieux géré !!!


Minuit, j'en suis toujours aux étirements et à l'hydratation.....faut dire que nous disposons de 8 douches pour 500 personnes....il y a comme de l'embouteillage....c'est un coup d'1h00 du mat pour le sommeil.

10h00 dimanche matin, le ciel est toujours gris, le vent a forci, mais pas de pluie.

Ma cuisse me semble moins douloureuse que la veille à 22h00...néanmoins j'opte pour un départ prudent. Au kilomètre 2 je suis dépassé par le dossard 274 qui me précède au général V3.

Le programme du jour est un mixte du prologue et de la nocturne, donc même type de terrain, mais avec un vent globalement favorable dans la seconde moitié de cette spéciale annoncée pour 28 kms.

Là ou je suis, le train est plus peinard que la veille on sent que les organismes sont un peu entamés, surtout dans les passages ou les appuis sont les plus délicats. Ma cuisse ne me gêne pas de trop, et je pense à Tsonga qui a fait l'effort d'aller au bout avec une contracture au dos ....je peux le faire aussi.

Spécial Philippe = au km 11 le dossard 274 coince un peu et je le repasse, c' est le moment d'attaquer un peu pour lui tuer le moral, se mettre hors de vue pour qu'il ne perçoive pas mon coup de moins bien quand ce sera mon tour !


Les kilomètres s'égrainent et je ne fléchis pas vraiment.....les maisons de granit et les bateaux échoués composent un joli décor ou il manque juste un petit rayon de soleil pour nous donner une vision de rêve.

Mais à 3 kilomètres de l'arrivée, c'est comme si le réservoir s'était vidé d'un seul coup....et donc je vais passer mon temps à m'encourager mais aussi à m'insulter. Nom d'une pipe il faut que le 274 en ch.. plus que moi

Enfin on sort des rochers, du sable et des algues.....il reste 400 mètres de bitume et le GPS dit qu'on a fait plus que les 28 bornes au programme....bouclées en 3h08'

Spécial Philippe = le dossard 274 arrivera 4' dernière = je monte sur la 3ème marche du podium = contrat rempli Mr Philippe ???


A l'arrivée j'ai droit au micro comme étant le seul du peloton à avoir bouclé les 2 éditions du WET et ce qui me vaut une coupe!

 

Dans le TGV qui me ramène à Paris j'ai mal aux pattes et des frissons partout : quelle fatigue !

A+

Gérard.

Mis à jour le Mardi, 01 Juin 2010 15:24