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Si vous avez déjà couru ce type de course, ou si vous caracolez en tête des pelotons, ce qui suit n’est pas pour vous !……eh vous pouvez lire quand même ! Bon cette année vous avez décidé de faire le grand saut, et VOTRE COURSE de l’année sera la Grande Course des Templiers….mais vous vous demandez ce qui se passe à partir de 42km196…. Et là je peux répondre : il reste des mètres, des hectomètres, des kilomètres….. à courir ! Vous courez le marathon en 4h00 et moins….alors vous avez LE POTENTIEL pour finir les Templiers dans les délais impartis. Reste à concrétiser ce potentiel. Je ne vais pas vous faire de grands tableaux avec des séances bien décrites et codifiées….il y en a plein ( trop ) la presse spécialisée….et s’il y avait un plan ’’vérité universelle’’ cela se saurait, et tout le monde l’appliquerait. Donc aujourd’hui juste quelques conseils empreints de bon sens, qui sont quelque part MA vérité, confortée sur le terrain. PREPARATION PHYSIQUE - Faites vos sorties longues en nature pour vous habituer à : des foulées irrégulières, des appuis fuyants. Pour se souvenir que s’il faut regarder ou on met les pieds il faut aussi veiller à ce qui se passe au niveau du visage !
- Alterner phases de course et de marche….ceci sera votre lot en compétition….et tous les plans, pour toutes les distances disent qu’il faut travailler l’allure compétition. Ainsi vos sorties longues pourront allègrement dépasser les 3 heures
- Dès que vous le pouvez faites des sorties de rando-course en montagne. Travaillez le dénivelé en montée et surtout en descente ! Ce type de sortie pourra être programmé une semaine sur deux.
- Ne pas oublier la récupération. Soyez à l’écoute de votre corps. Sachez reconnaître sa demande de repos. Vous allez l’habituer progressivement à aller plus loin, plus haut, plus longtemps…donc l’obligez à plus d’efforts, ce n’est pas une raison pour le brutaliser.
- Respectez donc l’alternance 3 semaines de travail / 1 semaine de repos sportif….et ne courrez pas la dernière semaine avant Les Templiers….même si certains programmes prévoient des sorties : vous n’allez pas oublier comment on courre, ni perdre vos acquis de ces mois de préparation…par contre vous serez frais sur la ligne de départ.
PREPARATION MENTALE - La première chose à faire est d’oublier ce concept du marathonien, surtout après le ’’mur du km30’’ : je MARCHE = je suis en situation d’ECHEC. En trail quand vous marchez, c’est de la bonne gestion de l’effort, c’est pour mieux courir plus tard ! Tout le monde marche plus ou moins en trail ! Perso : aux Templiers je marche dès le cinquième kilomètre, mais j’ai toujours couru sur les crêtes du Roc Nantais et dans sa descente, et je rentre dans le village en courant !
- Après il vous faut vous persuader d’une chose, vous avez bien travaillé, vous avez fait un excellent entraînement, vous êtes prêts et vous serez à l’arrivée.
- Votre potentiel et votre préparation sont en rapport avec l’objectif, alors ne vous prenez pas la tête avec les premières barrières horaires, il n’y a pas d’inquiétude à avoir de ce côté là….pas de stress !
MATERIEL, ALIMENTATION - Là aussi pas de vérité universelle. Plein d’articles et d’avis de coureurs dans vos revues habituelles. Mon conseil qui vaut pour les chaussures, pour le sac ou le porte bidon, pour les produits énergétiques etc… profitez de vos sorties longues et en rando course pour tester au maximum. Perso je fonctionne avec un petit sac ( 9 litres ) Poche à eau de 2 litres, uniquement des gels, pas de bâtons mais obligatoirement gants et coupe vent. A notre niveau vouloir économiser quelques dizaines de grammes peut s’avérer catastrophique.
LA COURSE - Profitez de l’ambiance du départ pour vous gonfler d’énergie.
- Le coup de feu du départ sera une vraie libération.
- Partez tranquilles….pas devant malheureux !
- Rappelez vous : pas de stress pour les barrières horaires, pensez aux phases de marche dès le début.
- Dès le début pensez à l’hydratation : pas plus de 20’ d’effort sans prise de liquide.
- Gérez vos efforts : vous devez arriver en haut du St Guiral : frais !
- Voilà vous y êtes : attention pas d’emballage dans la descente, sinon en face ça va être dur.
- Pas de folies non plus dans la montée vers le Suquet.
- Gérez, intériorisez votre course sans vous soucier de l’allure de vos voisins.
- Voilà vous avez franchi la dernière porte horaire dans les temps !
- Les 10 derniers kilomètres vous diront si vous avez bien géré votre course…mais de toute façon vous irez au bout.
ET SI… D’aventure cela n’allait pas au bout, vous repartirez riche d’une expérience, l’expérience qui n’est pas dans les écrits de la presse spécialisée : la vôtre, celle qui fera que votre prochaine tentative sera couronnée de succès. "Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer" Guillaume d’Orange. Si malgré tout des questions vous taraudent….il y a sur ce site une BAL : nous joindre / dans le menu accueil. Voir aussi en rubrique MEDIATHEQUE. Gérard. Finisher 1999 ; 2001 ; 2004 et 2006.
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